LA NEIGE DE SAINT-PIERRE – LEO PERUTZ

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Quatrième de couvertureEn 1932, Georg Friedrich Amberg, jeune médecin engagé par le baron von Malchin, quitte Berlin pour le lointain village de Morwede. Pour y soigner les paysans ? Pas si évident, car dans le secret de son laboratoire, le baron vient de découvrir une drogue surpuissante : la neige de saint Pierre. Dont il compte bien faire usage à grande échelle.

Interdit par les nazis dès sa parution en 1933, la Neige de saint Pierre est, par-delà l’enquête aux allures de rêve hallucinatoire, le roman de la manipulation et du pouvoir.

L’auteur – Leo Perutz est un écrivain autrichien du XXe siècle. Alors qu’il se prédestine à une carrière dans les mathématiques après avoir hésité avec la littérature, il quitte Prague où il est né, pour étudier à Vienne. Avant la Première guerre mondiale, il rencontre le très célèbre Franz Kafka, dans la compagnie d’assurance italienne où il est embauché en tant qu’actuaire. Il combat par la suite sur le front Est pendant le combat mondial mais, blessé dès 1914, il finit par retourner à Vienne, où il se met à écrire son premier roman, La Troisième Balle. Par la suite, il voyage beaucoup et continue son aventure romanesque jusqu’à rencontrer un début de succès (Le Maitre du Jugement dernier, Le Marquis de Bolibar, Où roules-tu petite pomme ?). Malheureusement, il demeurera ruiné. Il enchaîne les écrits aussi bien des romans que des pièces de théâtre. C’est en 1932 qu’il écrit La Neige de saint-Pierre, qui est interdit par les nazis. Après cette période littéraire, il n’écrit plus rien jusqu’en 1953 où il exerce en tant qu’actuaire à Tel-Aviv. Sa dernière œuvre, intitulée La Nuit sous le pont de pierre, est un recueil de nouvelles sur Prague au XVIIe siècle.

Mon avis – En lisant ce roman, j’ai fait une grande découverte. A vrai dire, je n’avais jamais eu vent de cet auteur. En entrant dans la librairie, je cherchais un roman sur fond d’hiver ou de Noël. J’ai donc acheté La Neige de saint-Pierre, seulement à la vue du titre, sans même m’intéresser à son résumé. Finalement, pour ce qui est du thème attendu, on y repassera. Mais je me suis tout de même laissée porter par la lecture. Un roman très bien écrit/traduit. Dès le début, on se retrouve transporté dans un univers confus, où tout ne semble pas très clair. Tout au long du livre, l’auteur créé le doute sur la réalité et le rêve. Et je trouve cela assez efficace pour personnellement m’intéresser à l’œuvre et son contenu.
En gros, j’ai trouvé que le travail réalisé était bien fait, si je peux me permettre de cette tournure un peu simpliste. Je dis cela, parce que tout simplement, je ne me suis pas retrouvée captivée. Les personnages ne me sont pas parus attachants, jusqu’à les trouver un peu absurde à certains moments. Par exemple, cette manière qu’a le personnage de Kallisto de parler d’elle à la troisième personne ou encore celui de Federico, plus méprisant et insupportable que jamais. De plus, Leo Perutz introduit le personnage d’Elsie mais au final, elle n’a pas vraiment sa place. On se demande pourquoi elle se trouve là…
J’ai sinon, particulièrement bien aimé le côté scientifique du livre. Plusieurs références à la chimie m’ont rappelé mes premières années d’études, même le nom de Praxatine sous-entend la dénomination d’un médicament, je trouve.
Le retournement des paysans à la fin n’apporte rien. Pourquoi une telle fin, comme ça, d’un coup. Ma question reste en suspens.
Pour la toute fin, l’auteur nous laisse un peu l’issue de l’histoire. Est-ce que le personnage d’Amberg a tout inventé dû à son accident ou bien a t-il vraiment été manipulé. A chacun de voir et d’interpréter comme il le souhaite. Et j’apprécie de temps en temps, ce genre de fin qui nous donne une liberté.
Paraxodalement, je laisse croire que je n’ai pas du tout aimé, vu le nombre de petits couacs mais je l’ai fini donc ce n’est pas une grosse déception. Je dirais au final, que ça se laisse lire sans trop de questions ni d’attentes.

« Il vit un rêve, et de cette façon, sa richesse est plus assurée que n’importe quelle autre. Car ce que l’on possède en rêve, une armée entière d’ennemis ne saurait vous le prendre.»

la note ; ■■□□□

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