NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR – HARPER LEE

Quatrième de couvertureDans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

L’auteur – Nelle Harper Lee est une romancière américaine, connue pour son roman To kill a mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur). Considéré comme son unique œuvre durant la quasi-totalité de sa vie, il est redécouvert un script égaré qui sera publié en 2015 sous le titre de « Go set a watchman » (Va et poste sentinelle). Celui-ci est la suite du roman ayant reçu le prix Pulitzer en 1961. Harper Lee est née en Alabama, dans la petite ville de Monroeville. Très tôt, elle se passionne pour la lecture, mais décide de s’inscrire en droit à l’Université d’Alabama. Finalement, elle revient à sa première passion, celle du livre. Elle quitte son pays natal, d’abord pour aller à Oxford puis pour s’installer à New York en 1950 afin de devenir romancière. Du côté de ses relations, elle est amie avec Truman Capote et l’aidera notamment pour un de ses romans « In cold blood » (De sang-froid).
Elle écrit durant sa vie quelques petits articles et essais mais rien de plus.
En 2007, elle reçoit par George W. Bush, la médaille présidentielle de la Liberté.

Mon avis – J’ai entendu parler de ce livre un peu par hasard dans une émission télévisée, l’année dernière si je me souviens bien. Il en était dit beaucoup de bien et était conseillé. Mais, ayant du mal à me fier aux avis généraux, je n’ai pas eu spécialement envie de le lire, sans même m’intéresser à l’histoire. Il y a peu, je ne sais comment, il est apparu de nouveau à moi, mais j’ai eu envie cette fois-ci de m’y plonger dedans. En me trouvant face à lui dans un magasin, je l’ai pris instinctivement, sans même lire le résumé ou la première page -ce que je fais généralement- et donc ajouté à ma PAL.
Globalement, je trouve que c’est un bon roman, je ne peux pas le renier. Mais est-il si phénoménal qu’on peut l’entendre. J’en doute. J’ai vraiment aimé les sujets abordés, à une époque qui me rend toujours aussi curieuse. L’histoire d’un viol, mais qui n’est que secondaire par rapport à la ségrégation des Noirs. A certains moments, je n’avais qu’une envie, celle de me révolter, de rentrer dans le livre. L’auteur dépeint très bien cette hostilité des Blancs envers une « race » noire comme il peut être dit dans le livre. Car oui, selon moi il n’y a pas de races, il n’y a que des hommes.
On se trouve dans la deuxième partie du texte, plongé au cœur du jugement. Et alors là, c’est juste sublime. On le vit vraiment à travers les yeux de Scout, la narratrice. J’avais vraiment l’impression d’y assister et j’étais passionnée. C’est LA partie qui mérite à mes yeux un énorme respect.
Le roman traite aussi de l’enfance puisque Scout n’est qu’une petite fille -avec du répondant et de l’audace- très proche de son frère Jem mais aussi de leur père avocat Atticus Finch, mon personnage coup de cœur.
Maintenant, un point qui vient un peu assombrir ce tableau : la première partie. C’était beaucoup trop long pour moi, je m’ennuyais et je ne voyais pas bien le rapport avec ce que l’on attendait d’après la quatrième de couverture. J’ai même hésité à m’arrêter tellement je trouvais que ça n’avait pas de sens. Mais heureusement, j’ai poursuivi.
Autre petite déception, la fin… On a l’impression que le roman est inachevé, je m’attendais à autre chose, je ne sais pas quoi, mais quelque chose de plus concluant, peut-être de plus moral ou que sais-je.
En tout cas, c’est un livre à lire je pense tout de même.

« Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu’est le vrai courage, au lieu de t’imaginer que c’est un homme avec un fusil à la main. Le courage, c’est de savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. Tu gagnes rarement mais cela peut arriver. »

la note ; ■■■□□

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Photo du film Du Silence et des ombres et la première de couverture de l’édition Le livre de Poche
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