UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS – M.L STEDMAN

Quatrième de couverture Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel.

Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’au jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…

L’auteur – De cette romancière, on ne sait que très peu de choses et pourtant avec ce premier roman sensationnel, elle a su faire parler d’elle. Margot L. STEDMAN est née en Australie où elle a grandi. Elle suit des études de droit à Perth et devient avocate. Aujourd’hui, c’est à Londres qu’elle séjourne. En 1997, déjà, elle s’essaye à la littérature avec une histoire courte dénommée Vol. Elle décide de s’inscrire à des cours d’écriture créative enseignés à l’Université de Londres. Après plusieurs petites histoires, elle se lance dans son fameux roman.

Mon avis – Si je ne devais utiliser qu’un seul mot, ce serait « phénoménal ». J’ai trouvé ce roman juste épatant. Sans hésiter je le mets dans la liste de mes livres qui sont dits coup de cœur. Je suis une lectrice assez exigeante et au final, même si une lecture me plaît, elle ne déclenche rien en moi. Alors que là, c’est totalement différent. Dès les premières pages, j’ai été séduite par la prose toute en élégance. J’ai trouvé celle-ci un peu hors de notre époque proche, plus belle que celle que l’on rencontre en majorité dans les nouveautés actuelles -mais je n’en fais pas là une exclusivité-, me rappelant à certains moments des textes du siècle précédent. Sur ce point là, vraiment je n’ai rien à redire.
Le sujet m’a quant à lui touché au plus profond de moi-même. Ces relations fortes qui existent. D’abord l’amour entre Tom et Isabel, ce que ce premier est prêt à faire pour le bonheur de son épouse. Puis surtout, cet amour maternel si fort et pourtant si inattendu que donne Isabel, une femme qui veut être mère et qui donnerait tout pour cela. Le moment fort de l’histoire m’a fait me poser pleins de questions, je me suis mise à leur place et j’ai trouvé ça terriblement difficile pour chacun. Je ne suis pas mère, mais la relation que j’entretiens en tant que fille avec celle qui m’a donné naissance, explique certainement pourquoi j’ai tant aimé.
Je ne voulais pas que ce livre se termine, mais en même temps, j’étais incapable de le lâcher. Quand je l’ai fermé définitivement, je n’avais qu’une envie, le recommencer pour faire perdurer cette vague de sentiments en moi.
Sincèrement, je ne suis pas très objective sur ce livre mais je lui trouve aucun défaut. Mais c’est pour cette raison notamment qu’on appelle ça un coup de cœur.

« Une fois qu’un enfant était entré dans votre cœur, il n’y avait plus de bien ou de mal qui tînt. Elle avait vu des femmes donner naissance à des enfants engendrés par des maris qu’elle détestaient, ou, pire encore, des hommes qui les avaient violées. Et les femmes avaient aimé ces enfants d’un amour farouche, tout en haïssant les géniteurs. Il n’y avait pas moyen de se défendre de l’amour qu’on portait à un enfant, (…) »

la note ; ■■■■■

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