L’OEIL DE BAUDELAIRE, L’EXPOSITION TROP PEU POETIQUE

Du 20 septembre 2016 au 29 janvier 2017, le Musée de la vie romantique rend hommage au très célèbre poète du XIXe siècle, Charles Baudelaire. En grande fervente de la poésie, je n’ai pas hésité à m’y rendre, découvrant par la même occasion un nouveau lieu très agréable.

De cette exposition, j’attendais beaucoup. Au cours de celle-ci, j’ai appris qu’il avait été avant toute chose, un critique d’art. Et finalement, l’exposition livre davantage cet aspect là que celui du personnage de la poésie. On trouve beaucoup de manuscrits empreints de son travail et de pages de journaux où il a pu être publié. Mais aussi des dessins réalisés par lui-même et des portraits d’artistes qu’il admirait. Des tableaux de grands noms de l’époque et même des photographies. A leurs côtés, deux sculptures apparaissent et se perdent un peu au sein du reste, selon moi.

En entrant dans la salle, je suis un peu décontenancée. Sur un premier pan de mur, on trouve un ensemble d' »œuvres » mais, stupéfaction, aucune légende à laquelle se rattacher pour savoir de quoi il s’agit. Elle ne sont pas pour autant absentes, non. On les retrouve à la fin de ce fameux mur, toutes rassemblées ensemble. Je suis déçue de cette agencement.

Plus j’avance et plus je me demande si je suis réellement dans une exposition sur Baudelaire. Sa vie de poète n’est point mise en avant. Dans les salles, au total, je n’aperçois que deux ou trois fragments de ces poèmes. Sûrement, ai-je mal compris le sujet. Je pensais trouver plus d’explications.

Certes, nous voyons à travers l’œil de Baudelaire, pour reprendre les mots du titre. On découvre les œuvres d’art qu’ils affectionnaient tout particulièrement, qui l’ont certainement aidé, inspiré pour l’élaboration de certains poèmes même si sur le moment, j’en reste peu convaincue. On trouve une place assez importante à Delacroix, qui aurait mener Baudelaire vers le romantisme, souhaitant se détacher du classicisme de son époque. Les femmes de sa vie, lui inspirant certains poèmes, ses muses, sont bien évidemment présentes. Pour rappel, l’histoire lui attribue une relation avec une prostituée, surnommée « Louchette » avant qu’il ne devienne l’époux de Jeanne Duval. Baudelaire aime les femmes, il connaitra de nombreuses maitresses dont notamment la salonnière Apollonie Sabatier ou bien Marie Daubrun. On l’aura compris, Baudelaire est LE poète de l’Amour. Même là, je pense être passée à côté de quelque chose lors de ma découverte.

Je ressors perplexe et reste sur ma faim. J’aime la poésie mais j’ai toujours eu du mal à lire cet auteur bien que Les Fleurs du Mal, soit paraît-il une grande œuvre. Je voyais en cette exposition l’occasion de me réconcilier avec lui et son talent, mais rien n’y fait.

Je n’ai pas été touchée mais je pense que d’autres l’ont été. Alors un grand bravo tout de même à l’ensemble du commissariat pour son travail.

la note ; ■■□□□

francetv©musée de la vie romantiquemupi_baudelaire_31-05
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